Stress chez Facebook

Mensonges, théories du complot et contenus méprisant la dignité humaine ne cessent de prospérer dans l’espace numérique. Leur influence sur le monde réel devient de plus en plus évidente. Élections et votes truqués se multiplient, tout comme les actes de violence contre les minorités religieuses et autres groupes minoritaires.

L’appel sociétal à davantage de sécurité, c’est-à-dire au contrôle des contenus sur les plates-formes concernées, a généré un profil professionnel dangereux: le «modérateur web» est ainsi parfois confronté à des contenus d’une extrême violence, qui doivent être supprimés du réseau social. Les personnes qui s’exposent quotidiennement à un tel stress le font aux dépens de leur santé et risquent le surmenage. Le cas de Selena Scola, qui a poursuivi son employeur Facebook en justice à cause de cette mise en danger, a fait sensation dans le monde entier.

Désormais, ce sont les tribunaux qui décideront si Facebook garantit les conditions-cadres nécessaires à la sécurité au travail. Entre-temps, Mark Zuckerberg admet que Facebook ne peut pas garantir la sécurité de la démocratie et de la société. Et maintenant, il exige que l’État réglemente sa propre industrie.

Ce texte s’inspire de l’article suivant:
https://www.nzz.ch/wirtschaft/facebook-chef-zuckerberg-will-ploetzlich-mehr-regulierung-ld.1471464

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